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Assurance emprunteur : bien différencier les garanties incapacité, invalidité et perte d’autonomie

Mise en ligne le 20/09/2018 à 10:00

Assurance emprunteur : bien différencier les garanties incapacité, invalidité et perte d’autonomie

L’assurance emprunteur a pour but de protéger les emprunteurs des conséquences que certains aléas de la vie peuvent avoir sur le remboursement de leur prêt immobilier. Cette couverture qui représente parfois près de 30 % du coût total d’un emprunt, prévoit des garanties en cas : d’invalidité, de perte d’autonomie, d’incapacité, de perte d’emploi, ou encore de décès.

Toutefois, lors de la souscription d’un contrat d’assurance de prêt, il convient de bien connaître ces différentes garanties et leurs niveaux de couverture, notamment en ce qui concerne les garanties invalidité, incapacité et perte d’autonomie, qui sont bien souvent confondues par les emprunteurs.

Commençons par la perte d’autonomie. Cette situation rend impossible l’exercice d’une activité professionnelle, et ce, de manière irréversible. La perte d’autonomie nécessite une assistance continue pour la réalisation des gestes essentiels de la vie : se nourrir, se laver, se déplacer, etc. Il devient alors très compliqué, voire impossible, pour l’emprunteur de continuer à rembourser son crédit immobilier. Dans le cadre d’un contrat d’assurance emprunteur et des garanties mises en place, l’assurance prend alors en charge le capital restant dû de l’emprunt, en fonction du niveau de garantie du contrat.

L’invalidité est différente. Il s’agit ici de la conséquence d’un accident, ou d’une maladie, concluant à une baisse significative des revenus de l’emprunteur de plus de 60 %. Deux sortes d’invalidité sont catégorisées : l’invalidité permanente et partielle (IPP) et l’invalidité permanente totale (IPT). La première permet à l’emprunteur de poursuivre son activité professionnelle, tandis que la seconde ne lui permet plus son exercice. Pour activer la garantie invalidité d’un contrat d’assurance de prêt, l’invalidité de l’emprunteur doit être reconnue par la Sécurité sociale, afin de lui permettre par la suite le versement d’une indemnisation comme complément de revenus.

Enfin l’incapacité, empêche l’emprunteur d’exercer son activité, mais seulement pendant une période plus ou moins longue. Là encore, trois catégories d’incapacité sont retenues : l’incapacité temporaire totale, qui nécessite l’arrêt complet de son activité pendant une période donnée, l’incapacité permanente partielle (IPP) qui rend impossible l’exercice d’une activité à temps plein, et l’incapacité permanente totale (IPT) qui rend impossible toutes activités professionnelles. L’assurance emprunteur prend alors le relais pour compenser la perte de revenu de l’emprunteur, ou rembourser les mensualités de son prêt immobilier.

Notez également que les niveaux de garanties peuvent varier en fonction des contrats d’assurance emprunteur. Il vaut mieux parfois souscrire une assurance à un coût supérieur, mais qui propose de bons niveaux d’indemnisation.