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Assurance emprunteur : des clients mal informés sur les nouvelles lois

Mise en ligne le 15/05/2019 à 15:11
Assurance emprunteur : des clients mal informés sur les nouvelles lois

Le secteur de l’assurance emprunteur connaît des changements favorables pour mieux protéger les emprunteurs. La loi Lagarde mise en vigueur en 2010, a offert aux emprunteurs la possibilité de souscrire une assurance emprunteur autre que celle proposée par leur organisme prêteur. Et c’est en 2014 qu’une nouvelle loi est venue pour rendre ce secteur encore plus attractif grâce à la loi Hamon qui cette fois ci autorise l’emprunteur à changer son assurance emprunteur pendant une année à partir du moment de la souscription de l’assurance. Et après 3 ans, la loi Bourquin fait son apparition en 2017, pour permettre cette fois-ci à l’assuré de résilier son contrat d’assurance de prêt à chaque date d’anniversaire de son contrat, et ce, uniquement si les garanties avec l’ancien contrat sont équivalentes.

Ces lois sont venues régir le secteur d’assurance de prêt le rendant plus attractif pour les assurés, or ces derniers n’en profitent pas forcément, et souscrivent automatiquement une assurance de prêt avec leur organisme prêteur. Ceci revient au fait que les souscripteurs soient mal informés de ces nouveaux amendements, ou alors sous-estiment les économies qu’ils peuvent réaliser grâce à ces nouvelles lois.

Depuis que la loi Bourquin est entrée en vigueur, certains emprunteurs ont pu réaliser jusqu’à 14 000€ d’économies sur leurs crédits au total. Ainsi, si comme convenu, et cette libre concurrence est respectée, le sénateur Bourquin estime un montant évalué à trois milliards d’euros qui peut être rendue aux emprunteurs.

Ainsi, le 3 avril 2019, le sénateur Bourquin a proposé de mettre en place une loi obligeant les organismes prêteurs et les organismes d’assurance à mentionner leurs clients de la possibilité de résilier leur contrat d’assurance chaque année à la date d’anniversaire de la signature du contrat. Il propose donc les soumettre à une amende de 1 500€ s’ils refusaient de notifier leurs clients de cette possibilité.