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Assurance emprunteur : La banque peut-elle refuser un prêt pour des raisons de santé ?

Mise en ligne le 07/05/2018 à 09:35

Assurance emprunteur : La banque peut-elle refuser un prêt pour des raisons de santé ?

Lorsqu’un emprunteur se présente à la banque pour une demande de prêt immobilier, cette dernière analyse différents éléments. Outre la situation financière de l’emprunteur, elle va également analyser sa santé, grâce au questionnaire de santé.

En effet, selon les banques, plus un emprunteur rencontre des problèmes de santé, plus les risques de non-remboursement de son emprunt seront élevés. De même, les établissements prêteurs estiment qu’avec l’âge, ces risques sanitaires sont accrus, et donc qu’il est plus risqué d’octroyer une somme d’argent à un emprunteur de plus de 55 ans.

Pour assurer leur bon remboursement, les banques exigent donc une assurance emprunteur, qui couvre les deux parties à l’emprunt en cas d’incapacité, d’invalidité ou de décès. Les emprunteurs présentant certaines affectations, verront alors une surprime s’ajouter à leur cotisation d’assurance de prêt faisant nettement augmenter son coût, ou même être notifié d’un refus d’être assurés par la banque, ce qui entraînera alors le refus du prêt immobilier.

Les affectations ayant le plus de mal à trouver une assurance pour leur emprunt sont généralement les personnes atteintes de cancer, de maladies cardiovasculaires, atteintes de diabète, du VIH, ou ayant subies une greffe. C’est ainsi que la convention AREAS (s’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé) a été mise en place, pour que ces personnes puissent obtenir une assurance de prêt et donc accéder à la propriété. Cette dernière prend donc en charge les mensualités de prêt des emprunteurs présentant un risque aggravé de santé s’il venait à ne plus pouvoir honorer leur remboursement.

Lors du remplissage du questionnaire de santé fournis par la banque dans le cas d’une assurance groupe, ou par la compagnie d’assurances lors d’une délégation, il convient de remplir de façon honnête ce dernier, et d’éviter toutes omissions, ce qui, dans le cas contraire, entraînerait la nullité du contrat d’assurance.