Rechercher un bien immobilier

Assurance emprunteur : le questionnaire de santé, une démarche essentielle

Mise en ligne le 13/05/2019 à 09:49

Assurance emprunteur : le questionnaire de santé, une démarche essentielle

Lors d’une demande de prêt immobilier, l’emprunteur doit effectuer de nombreuses démarches, notamment souscrire une assurance emprunteur. Bien qu’elle ne soit pas obligatoire, elle est souvent exigée par les banques en tant que condition d’accord du crédit. La souscription d’une assurance de prêt comporte un questionnaire médical auquel l’emprunteur doit répondre et qui viendra déterminer le coût de son contrat d’assurance en fonction des risques qu’il présente. Explications.
 
            À quoi sert le questionnaire de santé ?
 
L’une des préoccupations principales des établissements bancaires est de se protéger contre les impayés. Pour ce faire, l’assurance emprunteur est demandée lorsqu’un client souhaite contracter un crédit. Celle-ci peut être souscrite directement auprès de la banque ou bien en passant par une délégation d’assurance, option bien plus intéressante d’un point de vue économique.
 
Le questionnaire de santé a donc pour but d’évaluer le niveau de risque de santé des emprunteurs afin de déterminer quelles primes seront appliquées au contrat en fonction du profil du client (fumeur, risques cardiaques, etc.).
 
            Le questionnaire peut-il varier ?
 
La forme du questionnaire peut toutefois varier d’un établissement à l’autre, voire même d’un emprunteur à l’autre en fonction de sa situation. Or, si l’emprunteur présente une pathologie considérée comme présentant des risques, il devra compléter un questionnaire supplémentaire afin de donner plus de détails sur son historique médical.
 
Parmi les questions les plus fréquentes, on retrouve le poids, la taille, les antécédents médicaux et les traitements, la pratique de sport ainsi que les habitudes de consommation d’alcool et de tabac.
 
            Quelles informations doivent figurer sur le questionnaire ?
 

Désormais, la convention AERAS, visant à faciliter l’accès au crédit aux personnes gravement malades, prévoit le droit à l’oubli. Les emprunteurs ne sont donc pas obligés de déclarer un cancer s’il est survenu avant l’âge de 18 et que le traitement a pris fin depuis 5 ans ou plus, ou bien après 18 ans si le traitement est finalisé depuis au moins 10 ans.
 
De plus, les antécédents médicaux des parents de l’assuré ainsi que d’autres informations d’ordre personnel telles que la sexualité, la religion ou la couleur de peau ne peuvent lui être demandées.
 
Une fois rempli, le questionnaire est envoyé à l’organisme assureur qui se charge de le transmettre à un médecin conseil. Ce dernier détermine si le crédit est assurable ou s’il est nécessaire de demander des informations complémentaires ou des examens médicaux au futur assuré.
 
Sachez qu’il ne sert à rien de mentir lorsque vous remplissez le questionnaire car toute information incorrecte entrainera son annulation. Ainsi, si votre situation change au cours de votre prêt, pensez à en informer votre assureur afin qu’il puisse adapter le contrat !