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Assurance emprunteur : les bancassureurs vont continuer à dominer le marché

Mise en ligne le 07/07/2015 à 06:41

Assurance emprunteur : les bancassureurs vont continuer à dominer le marché

Les acquéreurs d'un bien immobilier peuvent désormais changer d'assurance emprunteur durant un an après l'acquisition. Une ouverture à la concurrence bonne pour les emprunteurs mais que les banquiers vont savoir contrer.


Depuis le 26 juillet 2014, la loi Hamon, a profondément modifié le cadre de l'assurance emprunteur en permettant aux assurés de changer de contrat d'assurance du prêt immobilier jusqu'à 12 mois après sa signature. Cette concurrence permet une économie allant jusqu'à 70% par rapport à leur cotisation. Il faut dire que les sommes en jeu sont loin d'être négligeables, la mise en concurrence permet une économie à hauteur de l'achat d'un véhicule neuf.


De nouvelles mesures viennent compléter cette avancée, mais dans ce contexte d'ouverture forcée à la concurrence, les bancassureurs ne sont pas prêts de laisser l'ouverture au marché.


Les bancassureurs dominent le marché
A ce jour 85% des assurances emprunteurs sont détenues par les grands groupes Bancassureurs. Et pour conserver leur position privilégiée sur ce marché, les banquiers (pour certains) ne manquent pas d'arguments en "imposant" l'assurance emprunteur contre un taux intéressant...
Évidemment, la préoccupation majeure de l'emprunteur est d'obtenir son prêt immobilier pour finaliser son projet d'acquisition ; et tant pis si l'assurance emprunteur proposée par la banque est plus cher que la concurrence.


Un changement depuis la loi Hamon
Avec la loi Hamon, les bancassureurs ont réagi à la menace en élaborant de nouvelles offres, sur la base d'un tarif plus compétitif. Et si ce nouvel argument ne suffit pas, la banque se réserve le droit de refuser purement et simplement la délégation d'assurance auprès d'un autre partenaire, au motif que les garanties et conditions générales proposées ne sont pas équivalentes à celles de l'ancienne couverture.


Pour répondre à cela, une première mesure mise en place au 1er mai dernier, a établi une liste des critères de comparaison objectifs, soit 18 critères concernant les garanties obligatoires et 8 autres pour la couverture perte d'emploi (non obligatoire), permettant d'établir un comparatif indiscutable. Les bancassureurs doivent désormais s'appuyer sur ces critères en pouvant retenir jusqu'à 11 d'entre eux pour justifier tout refus de délégation d'assurance emprunteur.


Prochaine mesure phare, à compter du 1er octobre 2015 : la mise en place d'une Fiche standardisée, qui présentera le détail des couvertures exigées par le prêteur dans le cadre de la mise en place d'un prêt immobilier. Cette fiche mentionnera également les types de garanties que l'emprunteur souhaite retenir, ainsi qu'un estimatif du coût de l'offre choisie. Celle-ci devra aussi apparaitre clairement, par période, sur la durée totale du prêt.


Les bancassureurs ne vont pas en rester là !
Les mesures décrites vont dans le bon sens, car elles sont propices à faire jouer la concurrence et à faire réaliser des économies aux emprunteurs.
Mais, les bancassureurs ne sont pas prêts à laisser du terrain à la concurrence. Ils ont déjà maintes fois prouvé leur capacité à très vite s'adapter. la seule solution est de développer la digitalisation. La transition numérique du métier de la bancassureur permettra aux consommateurs en sortiront gagnants.