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Assurance emprunteur : qu’est-il advenu de ce marché durant le confinement ?

Mise en ligne le 11/05/2020 à 16:58

Assurance emprunteur : qu’est-il advenu de ce marché durant le confinement ?

Le marché de l’assurance emprunteur aurait pu souffrir du gel des transactions immobilières, cela aurait été ainsi sans compter leur adaptation à la situation.

En effet, en situation de confinement 80% des signatures prévues ont été reportées d’après le Conseil supérieur du notariat. En cause, la fermeture des offices notariaux et la difficulté pour les vendeurs de réunir les pièces auprès des syndics et administrations. Du côté des banques, l’activité s’est plutôt orientée vers les entreprises et les professionnels, mais elles n’ont pour autant pas arrêté de faire évoluer leurs dossiers en cours. Les demandes de prêts ont chuté, en corrélation avec la baisse du pouvoir d’achat des ménages en période de chômage partiel et du ralentissement du marché immobilier. 

La demande des assurances emprunteurs a elle aussi été impactée par une forte baisse en volume du nombre de dossiers, mais en se concentrant sur les dossiers en instance elles ont su s’adapter. La difficulté se trouvait dans la condition pour certains assurés de passer des examens médicaux. Pour y remédier certains assureurs et courtiers ont allégé le processus de sélection médicale.
Cette activité est plus protégée par rapport à d’autres car même dans le cas d’une suspension des mensualités d’emprunt, l’assurance emprunteur aurait toujours cours avec les garanties décès, invalidité et incapacité. Dans ce cadre, l’assurance emprunteur reste à payer. Il faut noter qu’elle ne couvre pas l’indemnisation du chômage partiel, mais assure en cas de décès dus à la pandémie. La garantie perte d’emploi ne fonctionne également pas car elle est prévue pour un licenciement économique. De ce fait, le coût des sinistres emprunteurs devraient être limités.

Les incertitudes quant à « l’après confinement » résident dans la réaction des emprunteurs qui reporteront leur prêt ou y renonceront, et dans la hausse des taux de crédits immobiliers d’avril qui a été constatée.