Rechercher un bien immobilier

Assurance emprunteur : quels facteurs peuvent entraîner une surprime ?

Mise en ligne le 18/02/2019 à 15:51

Assurance emprunteur : quels facteurs peuvent entraîner une surprime ?

Chaque emprunteur, ou la grande majorité, est prié par sa banque de souscrire une assurance emprunteur pour finaliser l’obtention de son prêt immobilier. Cette couverture devenue un critère primordial pour pouvoir financer l’acquisition d’un bien immobilier par le biais du crédit est également une manière pour la banque de garantir le remboursement des fonds prêtés. Du côté des emprunteurs, cette assurance est également une sécurité, puisqu’elle permet de prendre le relais en cas de décès, d’invalidité, d’incapacité ou même de perte d’emploi.
Malgré son utilité, un contrat d’assurance emprunteur a un coût non négligeable, presque 30 % du montant total d’une opération. Dans certains cas, le tarif de cette dernière peut être encore plus élevé, si l’emprunteur présente certains facteurs aggravants, notamment en terme de santé, d’activité professionnelle et personnelle.

Ces informations sur l’emprunteur sont récoltées en amont par l’établissement bancaire et l’assureur, via un questionnaire de santé, et une analyse précise de son profil. Les surprimes permettent aux banques et aux assureurs de pallier au risque que l’emprunteur ne puisse plus rembourser son crédit immobilier à cause d’un facteur précis. 

Parmi les facteurs pouvant entraîner une surprime, on retrouve en premier lieu la santé. Les emprunteurs ayant des antécédents médicaux ou étant malades au moment de la souscription de leur assurance, peuvent donc se voir attribuer une surprime sur le tarif de leur contrat d’assurance de prêt. Il arrive même qu’un emprunteur ne puisse être assuré au regard du risque qu’il représente pour la banque à cause de sa santé. Pour permettre tout de même à des emprunteurs d’accéder à la propriété a été créée la convention AERAS, afin d’accéder à des contrats d’assurance spécifiques.

L’excédent de poids et le tabagisme sont par exemple deux critères qui peuvent amener l’emprunteur à être en mauvaise santé, ou à contracter une pathologie grave. Les compagnies d’assurances et les banques n’hésitent donc pas à appliquer une surprime à ces emprunteurs.

De même, les personnes exerçant une activité professionnelle et/ou personnelle considérée comme « à risque », sont considérées comme plus susceptibles d’avoir un accident et d’être dans une situation ne leur permettant plus de rembourser leur emprunt à cause de leur activité. Encore une fois, les assureurs n’hésitent pas à appliquer une surprime à ces personnes pour les assurer.