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Assurance emprunteur : quels points vérifier avant de signer ?

Mise en ligne le 04/12/2018 à 10:48

Assurance emprunteur : quels points vérifier avant de signer ?

Lorsque vous demandez un prêt immobilier auprès d’un organisme bancaire, celui-ci vous demandera de souscrire une assurance emprunteur, garantissant le remboursement des mensualités si vous n’êtes plus en mesure de les honorer en cas de décès, d’hospitalisation longue ou d’invalidité. Ce document peut néanmoins contenir quelques pièges, comment les déceler ?
 
La loi Lagarde de 2010 prévoit la souscription à une assurance de prêt immobilier ailleurs que votre banque habituelle. Ainsi, même si celle-là vous propose un contrat d’assurance, vous pouvez refuser de le signer et le souscrire auprès d’un autre organisme assureur. Par ailleurs, la loi Hamon permet le changement de ce contrat dans un délai d’un an à compter de la date de contraction.
 
Lors de la souscription de votre assurance, certaines garanties vous seront proposées. Plus vous en souscrirez, plus vous serez couvert mais plus le montant à payer augmentera. De ce fait, ne souscrivez que les garanties pouvant vous être réellement utiles lors de l’obtention de votre crédit immobilier et veillez à bien vérifier leur niveau de prise en charge puisque, dans certains cas, les remboursements ne seront que partiels.
 
Autre point à vérifier est le délai de carence, qui désigne la période pendant laquelle les garanties souscrites ne seront pas effectives suite à la souscription du contrat. Pouvant varier entre un et douze mois, il convient de s’assurer que le délai de carence ne vous désavantage pas trop.
 
Il existe également un délai de franchise faisant référence à la période comprise entre le sinistre et la date de sa prise en charge. Si le sinistre est effectivement couvert, il vous faudra tout de même attendre la fin du délai pour percevoir le remboursement.
 
Par ailleurs, deux types d’indemnisation sont possibles : le remboursement forfaitaire et le remboursement indemnitaire, ce dernier étant moins avantageux. En effet, si le remboursement forfaitaire est calculé en fonction du taux de couverture initialement prévu et indépendamment de la sécurité sociale, le remboursement indemnitaire varie en fonction de vos revenus et des autres prestations sociales. Privilégiez donc la première option pour que la prise en charge soit optimale.
 
Finalement, pensez à vous renseigner sur les exclusions de garantie, c’est-à-dire les cas où vous ne serez pas couvert par votre assureur. Celles-ci sont spécifiées dans votre contrat, prenez donc le temps de vérifier qu’elles ne vous portent pas préjudice !