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Assurance habitation : Une baisse des sinistres mais pas des cotisations

Mise en ligne le 29/07/2020 à 17:07

Assurance habitation : Une baisse des sinistres mais pas des cotisations

Pendant le confinement, les compagnies d’assurance ont enregistré un nombre de sinistres beaucoup moins élevé que traditionnellement. Grâce à cela certaines ont pu percevoir des primes qu’elles ont généreusement redistribuées aux automobilistes. Malgré des économies qui s’élèvent à environ 226 millions sur l’assurance MRH, elles ne sont pas prêtent à faire de même pour l’habitation.

De nombreux sinistres couverts par les contrats multirisques habitation, ont considérablement baissé pendant le confinement. Naturellement les indemnisations suivent cette tendance, elles auraient diminué d’environ 75% sur la garantie “vol” et de 70% sur les dommages causés par autrui. Cela semble logique puisque les déplacements étaient limités et les logements étaient occupés à toutes les heures de la journée. Cependant, on pourrait penser que les sinistres de la vie quotidienne ont augmenté, mais ce n’est pas le cas. Effectivement étant donné que les Français étaient la majeure partie du temps à leur domicile ils ont pu gérer toutes les situations périlleuses, réduisant ainsi les dégâts des eaux, les incendies et les chutes d’environ 30%.

Malgré les économies réalisées, ces professionnels ne semblent pas vouloir redistribuer d’une manière ou d’une autre ces importants bénéfices réalisés sur l’assurance habitation. Elles auraient pu reverser une partie des cotisations aux assurés, proposer des remises ou encore geler les tarifs. 

Lorsque la question de la redistribution est posée aux professionnels de l’assurance, ceux-ci s’appuient sur le maintien d’une certaine prudence face aux incertitudes concernant les impacts de la crise et des éventuels risques climatiques qui pourraient survenir jusqu’à la fin de l’année 2020. En effet, les catastrophes naturelles telles que les inondations, les incendies peuvent engendrer des coûts très importants pour les assurances.

De plus, le pouvoir des ménages Français affecté par la crise économique survenue à la suite du coronavirus ne va pas les inciter à consacrer une part de leur budget à l’entretien de leur bien immobilier. A terme cela pourra engendrer une hausse des sinistres.