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Crédit immobilier : faut-il souscrire l’option assurance perte d’emploi ?

Mise en ligne le 18/07/2014 à 11:42

Crédit immobilier : faut-il souscrire l’option assurance perte d’emploi ?

La dureté des conditions de souscription à l’option d'assurance «perte d’emploi» d’une offre de prêt et les nombreuses mesures qui en restreignent la mise en œuvre expliquent le rejet par un grand nombre d’experts.
Le risque de chômage est si menaçant aujourd’hui que les assureurs multiplient les barrières pour décourager les candidats. Seuls les salariés de longue date sont acceptés de bon cœur.


Mais entre les franchises et les délais de carence prévus au contrat, l’assuré devra patienter des mois avant une prise en charge. Et une fois débloqués, les versements vont subir toutes sortes de limitations en termes de durée et de pourcentage d’indemnisation. Cela ne veut pas dire qu’un contrat «perte d’emploi» soit inutile, mais, avant de souscrire, il faut bien en mesurer les limites.


Conditions d’accès : mieux vaut un CDI qu’un CDD
Pour y souscrire, vous devez satisfaire à des conditions drastiques : être salarié en CDI depuis au moins douze mois chez le même employeur et n’avoir pas dépassé un certain âge de 50 ans à 60 ans. Une personne en CDD peut toutefois être acceptée si elle est embauchée à temps complet pour au moins quatre-vingt-dix jours, mais elle ne sera couverte que si elle a obtenu un CDI avant son licenciement.
Attention : La garantie ne s’applique que dans le cas d’un licenciement pour lequel Pôle emploi verse des allocations. Autrement dit, ni le chômage partiel, ni les démissions, ni les ruptures conventionnelles ne sont couverts.


Délai de carence et franchise : jusqu’à vingt-quatre mois d’attente
La garantie ne s’applique pas dès la signature du contrat. Elle n'est actée qu’à l’issue de deux périodes clés, la carence et la franchise, qui peuvent l’une et l’autre retarder la date de mise en œuvre de l’indemnisation. La carence est une première période, à partir de la date d’adhésion du contrat, pendant laquelle l’assurance ne joue pas, même si l’assuré est licencié. Prévoyez entre six et dix-huit mois sans protection. Quant à la franchise, c’est une période de trois à six mois démarrant à la date du licenciement (ou de la perception des allocations chômage) et à l’issue de laquelle sont effectués les premiers versements. Au total, ce sont donc entre neuf et vingt-quatre mois qui vont s’écouler sans que vous ayez droit à quelque garantie que ce soit, alors que vous cotisez.


Indemnisation : à partir de 60 ou 62 ans, l’assureur arrêtera ses versements
Selon le contrat, la durée et le plafond, les garanties peuvent varier. La durée maximale d’indemnisation pour une seule période de chômage est d’environ un an. Nombre d’assureurs prévoient en outre une durée maximale répartie sur toute la période du prêt, en général entre dix-huit et trente-six mois. Quant au montant de l’indemnisation, il se calcule en pourcentage (de 50 à 100%) de la mensualité de remboursement du prêt, et souvent dans la limite d’un plafond (pas plus de 100  euros par jour). L'assureur ne vous garantira plus une fois que vous aurez atteint l’âge de 60 ou de 62 ans.


Les garanties perte d'emploi de trois grands établissements prêteurs
Le coût de l’assurance liée au crédit immobilier peut varier du simple au double selon l’établissement, mais ce n’est pas le seul critère à prendre en compte : en général, moins ce coût est élevé, et plus le pourcentage des mensualités prises en charge et la durée d’indemnisation sont limités. Mais l’assureur peut aussi jouer sur les délais de carence et de franchise.


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