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2019 : Une année incitant les emprunteurs à renégocier leur prêt

Mise en ligne le 16/01/2020 à 15:52

2019 : Une année incitant les emprunteurs à renégocier leur prêt

La renégociation de crédit immobilier a connu une très forte hausse en novembre après déjà deux très bons mois en septembre et octobre. En effet, en novembre, environ 29% des crédits immobiliers produits correspondaient à une renégociation.

La renégociation de crédit immobilier est surtout connue pour négocier un taux avantageux, suite à une baisse des taux de crédits immobiliers. L’emprunteur pourra profiter à ce moment de revoir la durée ou les mensualités à la baisse, de son prêt initialement contracté.

Des taux d’intérêts très bas incitant les emprunteurs à la renégociation

Les taux historiquement bas, n’ont fait qu’accentuer la tendance à la renégociation. En novembre, les taux moyens s’élèvent à environ 1,10% (hors assurance et frais de garanties).

C’est pourquoi, les emprunteurs ayant contracté un crédit il y a quelques années à un taux deux à trois fois supérieur n’ont pas hésité à profiter de cette nouvelle baisse. L’année 2019, fut une véritable réussite pour les établissements bancaires, puisque le nombre de transactions a dépassé le million, soit une augmentation de 10% par rapport à l’année 2018.

Les autorités s’inquiètent d’une éventuelle surchauffe

Au mois de décembre, les autorités s’inquiètent sur la capacité de remboursement des emprunteurs. Alors, ils ont décidé d’intervenir en prévention d’une éventuelle perte de rentabilité des banques. Pour cela, le haut conseil de stabilité financière présidé par le ministre des Finances, Bruno Le Maire, a publié diverses recommandations.

Il demande aux banques de ne pas distribuer de crédit immobilier sur une durée de plus de vingt-cinq ans. De plus, les mensualités du crédit contracté ne devront pas représenter plus d’un tiers du revenu des ménages. Ces recommandations concernent aussi les crédits renégociés.
 
La fédération tiendra compte de ces recommandations, mais le sujet reste sensible puisque la profession estime que malgré une croissance importante du nombre de crédits, le marché reste sain et stable. C’est pourquoi, les autorités laissent tout de même une certaine marge de manœuvre aux banques. Ils acceptent que 15% des crédits octroyés ne respectent pas les suggestions évoquées précédemment. Le but étant d’aider les primo-accédants à acquérir leur résidence principale. Nous pourrons au cours de l’année, constater si les mesures ont bien été respectées et intégrées par les établissements bancaires.