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Crédit immobilier : la durée et le montant s’allongent !

Mise en ligne le 08/02/2019 à 08:08
Crédit immobilier : la durée et le montant s’allongent !

2018 aura été encore une belle année pour le marché du financement immobilier. Avec un encours qui a atteint les 1000 milliards d’euros au terme de l’année, les emprunteurs ont été plus que jamais attirés par l’idée de devenir propriétaires de leur propre résidence. Tellement attirés par les taux bas et les conditions d’emprunt des établissements bancaires qu’ils n’hésitent plus à allonger leur durée d’emprunt pour pouvoir acquérir le bien de leurs rêves. 

En ce début d’année, force est de constater que la durée moyenne des prêts immobiliers s’est allongée de 6 mois en 2018 ! Les taux crédits immobiliers ont été particulièrement attractifs certes, mais la hausse des prix de la pierre a continué son ascension, forçant ainsi les emprunteurs à allonger la durée de leurs crédits pour éviter de réduire la surface de leurs futurs biens. 

Cet allongement de la durée de remboursement des crédits immobiliers a donc engendré le grand retour des prêts sur 25 et 30 ans, rendant au passage le prêt immobilier sur 20 ans encore plus courant. Ce sont donc les ménages primo-accédants et les ménages modestes qui ont le plus profités de cet allongement des durées d’emprunt et des taux bas, ce qui leur a permis d’obtenir leur financement et donc de devenir propriétaires. 

La durée d’emprunt n’effraie donc plus, puisque les taux de crédits immobiliers sont bas, et le coût d’un crédit varie très faiblement d’une durée à l’autre. Pour un prêt immobilier sur 30 ans, par exemple, il est possible d’obtenir un taux à 1,97 % ! Les emprunteurs ne dépassent donc pas la barre symbolique des 2 %, et sont donc plus enclins à contracter un contrat avec une banque sur une longue durée.

Du côté des banques, l’apport personnel reste un élément particulièrement apprécié. Malgré cela elles ne sont plus aussi exigeantes qu’auparavant en ce qui concerne son montant. On parle généralement de 20 % du montant du prêt, afin de couvrir au moins les frais de notaire de l’acquisition et les frais de dossier. D’une banque à l’autre, on remarque souvent que cette condition varie, mais également et surtout, en fonction de la nature du bien acheté par l’emprunteur. Pour un investissement locatif par exemple, le montant de l’apport personnel requis est le moins élevé, seulement 10 % du montant  en moyenne.