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Crédit immobilier : la hausse de la prime d’activité va-t-elle augmenter le pouvoir d’achat immobilier ?

Mise en ligne le 07/02/2019 à 10:54
Crédit immobilier : la hausse de la prime d’activité va-t-elle augmenter le pouvoir d’achat immobilier ?

Suite aux récents événements, et le besoin des Français d’augmenter leur pouvoir d’achat, le Gouvernement a annoncé en fin d’année 2018 augmenter de 100 € la prime d’activité pour les ménages au SMIC. Pour les personnes ayant pour projet de devenir propriétaires, la hausse de cette aide est venue comme un espoir d’augmenter leur pouvoir d’achat immobilier. Néanmoins, cela pourrait ne pas être le cas.

Devenir propriétaire de sa propre résidence principale est un rêve pour beaucoup. Cette acquisition se fait dans la majorité des cas par le biais du prêt immobilier, qui est lui-même régit par de nombreux critères fixés par les banques. Parmi eux, la capacité d’emprunt. Cette dernière représente la somme qu’un particulier peut emprunter à la banque et est calculée en fonction de ses revenus, la durée souhaitée de l’emprunt, ainsi que les taux crédits immobiliers en vigueur au moment de l’achat.

L’emprunteur pourra ainsi choisir le bien qui correspond le plus à ses besoins et ses attentes en fonction de son budget. La hausse de la prime d’activité pour compléter des revenus arrivait donc comme une réelle solution pour augmenter son pouvoir d’achat immobilier. Certains établissements bancaires interrogés sur le sujet ont ainsi affirmé que cette prime d’activité ne serait pas prise en compte dans les revenus des emprunteurs. Leur argument principal étant qu’il est pour le moment impossible de savoir si cette prime sera maintenue sur le long terme.

D’autant plus que les critères pour bénéficier de cette aide de l’Etat sont très stricts et risquent d’évoluer. Il faut en effet résider en France, gagner au moins 0,5 fois le SMIC, avoir travaillé sur les 3 derniers mois, et ne pas avoir de conjoint dont les revenus dépassent un certain plafond. Certaines personnes peuvent donc se voir attribuer une prime d’activité puis retirée parce qu’elles n’entrent finalement pas dans les critères. 

Pour les banques, dans un souci de protection des emprunteurs et pour garantir le bon remboursement de leurs prêts immobiliers, il paraît inconcevable de prendre un risque sur le taux d’endettement des particuliers fixé à 33 % de leurs revenus.
Par exemple, pour un emprunteur ayant un taux d’endettement proche ou égal de ce seuil avec la prise en compte de la prime d’activité, un possible retrait de cette aide pourrait entraîner le surendettement. Une situation que préfèrent éviter les banques lorsqu’il s’agit des ménages aux revenus modestes.