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Crédit immobilier : Reprise du traitement des dossiers et durcissement des conditions d’octroi

Mise en ligne le 01/06/2020 à 08:52

Crédit immobilier : Reprise du traitement des dossiers et durcissement des conditions d’octroi

La crise sanitaire a freiné considérablement le traitement des dossiers de crédit immobilier. Mais aujourd’hui, suite au déconfinement les établissements bancaires reprennent les projets de leurs clients et les retards sont maintenant comblés. Les accords de prêt sont délivrés très rapidement, en quelques jours seulement. Les banques peuvent désormais respirer, étant donné que les demandes de prêts immobiliers sont peu nombreuses et qu’elles ont traité leurs anciens dossiers.

Cependant, les conditions de financement se durcissent et les taux d’intérêt augmentent légèrement, deux nouvelles qui ne vont pas ravir les emprunteurs. On relève des taux moyens de 0,98% sur 15 ans, 1,20% sur 20 ans et 1,40% sur 25 ans.

Les écarts entre les différents emprunteurs vont se creuser davantage dans les mois à venir. Si les meilleurs dossiers peuvent obtenir des taux d’intérêt inférieurs à 1% sur 20 ans, ce n’est pas le cas pour les primo-accédants les moins fortunés, qui doivent se contenter de taux avoisinant les 1,50% sur 25 ans.

Les recommandations du HCSF freinent l’accès à l’emprunt
Si l’accès à l’emprunt peut être plus compliqué pour les moins aisés à cause d’une augmentation des taux d’intérêt, les recommandations du Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) ne viennent pas aider ces derniers. En effet, les banques respectent plus encore les suggestions du HCSF, les moins bons profils qui dépassent les 33% d’endettement, soit un tiers des revenus consacrés au paiement des mensualités de l’emprunt, ne pourront pas mener leur projet immobilier. Les plus touchés, par ces mesures sont les primo-accédants ainsi que les petits investisseurs immobiliers.

Une seconde problématique est d’actualité, celle concernant les conditions d’emprunt avec une prise en considération des revenus issus du chômage partiel. Les banques sont libres d’appliquer leur propre politique et peuvent alors se référer ou non aux derniers salaires de l’emprunteur pour définir le taux d’endettement. Leurs décisions peuvent même différer en fonction de chaque emprunteur et plus particulièrement de leur secteur d’activité. Les emprunteurs évoluant au sein des secteurs les plus fortement touchés par la crise, tels que le tourisme, l’hôtellerie, la restauration, par exemple pourraient voir leur projet immobilier reporté.