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Faut-il bien préparer sa demande de prêt pour un investissement immobilier ?

Mise en ligne le 18/06/2019 à 07:12

Faut-il bien préparer sa demande de prêt pour un investissement immobilier ?

La majorité des investissements locatifs nécessitent la souscription d’un prêt immobilier. Grâce aux taux historiquement bas et aux conditions de financement qui se sont assouplies, c’est le bon moment pour investir dans la pierre. Or, pour que l’opération soit rentable, bien préparer son dossier en amont est primordial.
 
            Comment est étudié le dossier de prêt ?
 
Détenir un dossier de financement solide est le premier pas à suivre pour tout investissement locatif. En effet, les établissements bancaires étudient en détail les revenus, les dépenses et les charges. Il est alors possible de déterminer le taux d’endettement de l’emprunteur, qui ne doit pas dépasser 33%, ainsi que son reste à vivre.
 
Or, pour un investissement locatif, la règle des 33% n’est pas appliquée. Le calcul est différent puisque l’emprunteur perçoit des revenus fonciers suite au versement des loyers par le locataire. Cependant, les banques ne tiennent pas compte de l’intégralité du montant des loyers perçus dans leur calcul mais uniquement de 70% et 80%. Cette différence est due au risque d’impayés, aux vacances locatives et aux charges.
 
            Comment assurer la rentabilité de son investissement ?
 
Lors de la préparation de son dossier de demande de crédit, bien connaitre l’environnement du bien est un réel atout. La proximité des transports en commun et des commerces tout comme la tranquillité d’un quartier peuvent impacter positivement le montant du loyer et diminuer les vacances.
 
Trouver un locataire étant la priorité de tout bailleur, cela est primordial lorsqu’un dispositif de défiscalisation comme la loi Pinel ou la loi Denormandie. La localisation du bien revêt alors une importance particulière puisque la perception des aides est conditionnée à la location du logement. Si tel n’est pas le cas, non seulement le propriétaire ne bénéficiera pas de la réduction d’impôts mais il pourrait éprouver des difficultés à rembourser son prêt.
 
Enfin, pensez à négocier le coût de l’assurance emprunteur, dont le montant peut représenter jusqu’à un tiers du coût total du crédit.