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Investissement locatif : la LMNP poursuit son ascension

Mise en ligne le 19/04/2019 à 09:50
Investissement locatif : la LMNP poursuit son ascension

La conjoncture actuelle n’est guère favorable aux propriétaires bailleurs : une hausse des prix, des loyers stagnants et une réglementation de plus en plus dure peuvent en dissuader plus d’un. Or, certains types d’investissement locatif continuent de se porter bien comme la location meublée non professionnelle (LMNP).

            Une demande croissante

La LMNP étant réservée aux personnes actives en mobilité professionnelle ou aux étudiants, il est actuellement très intéressant d’investir dans un logement de ce type. En effet, en France la demande locative pour les logements meublés reste forte alors que l’offre demeure insuffisante. Cela s’explique par la hausse du nombre d’étudiants et l’accroissement de la mobilité professionnelle (stages, alternances, missions, mutations…).

            Des loyers plus avantageux

Un bien meublé se loue souvent plus cher qu’un bien vide équivalent, la tendance s’amplifiant avec la taille du logement. Ainsi, un studio meublé se loue en moyenne 6% plus cher qu’un studio vide (+12% en région parisienne) ; l’écart passe à 15,5% pour un deux-pièces et à 19,7% pour un trois-pièces. En effet, ces dernières surfaces sont beaucoup plus rares et attirent des profils souhaitant occuper le logement sur des durées plus conséquentes.

            Une règlementation plus souple

A l’instar de la location d’un logement non meublé, celle d’un meublé est régie par la loi du 6 juillet 1989, et ce depuis la loi Alur de 2014. Bien que cette réglementation protège le locataire, la LMNP bénéficie d’un bail plus souple concernant la durée et les conditions de location.
Il faut savoir qu’une personne louant un logement meublé ne s’engage que pour un an (neuf mois pour un étudiant). Cette durée peut même être inférieure, allant de un à dix mois, si un bail mobilité est conclu. Ce dernier s’applique en cas de formation professionnelle, apprentissage, stage, mutation professionnelle, service civique, etc. De plus, dans le cadre des baux d’un an, le préavis n’est que de trois mois, alors que pour les contrats de neuf mois ou moins il est inexistant. En effet, le bail n’est pas renouvelable et se termine à l’échéance prévue, le locataire quittant les lieux à la date de fin du contrat.

            Des avantages fiscaux

Les loyers perçus dans le cadre d’une LMNP n’étant pas des revenus fonciers mais des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), le régime d’imposition au réel est très avantageux. Celui-ci est applicable pour les revenus locatifs supérieurs à 70 000 €/an. Par ailleurs, le propriétaire peut déduire la quasi-totalité des charges annuelles engagées ainsi qu’un amortissement de son bien immobilier, travaux et mobilier, ce qui serait impossible dans le cas de revenus fonciers !