Particuliers | Professionnels

L’accès facilité au crédit immobilier représente-t-il un risque pour les banques ?

Mise en ligne le 23/04/2019 à 07:13
L’accès facilité au crédit immobilier représente-t-il un risque pour les banques ?

Depuis plusieurs mois l’accès au crédit est largement facilité pour les emprunteurs. Ils bénéficient de taux crédits immobiliers très attractifs, proches des taux record observés en 2016. Les prix élevés du marché de l’immobilier contraignent les banques à assouplir leurs critères d’octroi. La très forte intensité concurrentielle est également un facteur qui facilite l’accès au crédit, les banques devant atteindre leurs objectifs commerciaux.
 
Conséquences, les banques se montrent plus ouvertes face à des profils d’emprunteurs plus modestes. Ces derniers ne pouvaient jusqu’alors emprunter pour un projet immobilier. Parfois même, l’apport personnel n’est pas toujours demandé par les banques.
 
              Une dégradation des dossiers de crédit

Alors si ces conditions d’accès sont plus que profitables pour les particuliers, ce n’est pas toujours le cas pour les banques. En effet elles prêtent à des taux très bas et souvent sur des longues durées, chose qui était plus rare il y a quelques années. La qualité des dossiers de crédit est alors légèrement dégradée. Pour l’heure, il n’existe aucune conséquence immédiate pour les banques car les risques liés au marché du prêt immobilier restent contrôlés.
 
Pourtant, à moyen terme, les banques devraient durcir légèrement leurs conditions d’accès au crédit immobilier. Elles devraient d’avoir du mal à maintenir ce rythme effréné au risque d’être fragilisées.
 
             Les autorités prudentes face à ces risques

Conscientes de ces risques, les autorités françaises anticipent une potentielle modification du marché du financement immobilier dans les années à venir. Elles ont donc mis en place certaines mesures pour limiter les risques. Ainsi, le coussin contracyclique a été une nouvelle fois augmenté, atteignant désormais 0.50% des actifs pondérés.