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Recentrage du PTZ : les opposants toujours nombreux

Mise en ligne le 07/11/2019 à 15:50
Recentrage  du PTZ : les opposants toujours nombreux

La suppression ou non du PTZ est l’un des principaux enjeux du secteur de l’immobilier en cette fin d’année. Initialement, le dispositif, très apprécié des Français doit être recentré sur les zones les plus tendues du territoire. Autrement dit, les zones détendues qui sont en dehors des grandes agglomérations (B2 et C) devraient être exclues du PTZ à partir du 1er janvier 2020.

Pour autant aucune décision définitive n’a été prise et certains députés poussent même pour que le PTZ soit prolongé dans les zones détendues. En effet, un rapport réalisé par le gouvernement doit être remis aux députés afin d’évaluer de l’efficacité du PTZ. En attendant ce rapport, un amendement pourrait être déposé par les parlementaires afin de maintenir le PTZ. Les députés ne sont pas les seuls à batailler pour que le PTZ soit maintenu. En effet les professionnels de l’immobilier, du logement et du bâtiment souhaitent que le PTZ soit prolongé dans ces zones afin de maintenir une demande de logements neufs dynamique.

La volonté des députés et plus particulièrement de Stéphanie Do, est de prolonger le PTZ pour deux ans dans les zones B2 et C, à savoir jusqu’en décembre 2021. Pour le moment, il n’existe aucune preuve que le PTZ ne soit pas efficace, le rapport n'étant toujours pas fournit. Le risque en le supprimant serait de voir les ménages aux revenus plus modestes de ne pas pouvoir financer leur projet immobilier, et ce malgré des conditions de prêt immobilier très favorables. Leur unique solution serait alors de s’éloigner encore plus des villes et des bourgs pour trouver des terrains et des logements moins chers.

Les réfractaires à la suppression du PTZ sont donc nombreux et comptent bien se faire entendre dans les prochains jours.