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Des perspectives alarmistes pour l’immobilier neuf

Mise en ligne le 01/04/2021 à 17:06

L’immobilier neuf peine à se remettre de la crise

Alors que 2020 aurait pu être une année record pour l’immobilier neuf, elle a finalement été catastrophique pour tout le secteur. En effet, les carnets de commandes pour la construction de logements neufs étaient complets, fait plutôt rare en pleine année d’élections municipales. Les élus sont généralement frileux quant à la création de nouveaux projets juste avant les élections. Tout démarrait donc pour le mieux pour l’immobilier neuf avant que l’épidémie du Covid-19 ne remette tout en cause. Ainsi en 2020, on recense une baisse de l’attribution de permis de construire d’environ 15% et une diminution de 9% concernant la mise en chantier par rapport à la moyenne des dernières années. Concrètement, ce sont 351 000 constructions de logement neufs en moins, un chiffre record depuis 1990. 

Aujourd’hui encore, le secteur est fortement fragilisé par la crise et les prévisions sont loin d’être optimistes. La fédération française du bâtiment annonce en effet une chute des mises en chantier de 12,6%. Finalement, le début de la construction de nouveaux logements serait de 10 pour 1 000 ménages. En 2017, ce chiffre atteignait 15 pour 1 000 ménages. Plusieurs spécialistes de l’immobilier neuf estiment même que les conséquences du Covid seront encore plus graves dans les prochains mois et en 2022. 

Mais malheureusement, ces prévisions alarmistes ne sont pas les seules difficultés que pourraient rencontrer les professionnels du secteur. Effectivement, les chantiers ralentis, une production et la fourniture de matériaux totalement désorganisés ont provoqué des coûts supplémentaires. Les premiers impactés sont les entreprises du bâtiment dont les marges se sont effondrées, les prix des logements ayant été actés avant le premier confinement.

Immobilier neuf : un coût des matières premieres en hausse

Autre problématique, le coût des matières première flambe depuis plusieurs mois, notamment le fer et le cuivre et le bois. C’est ce dernier qui pose problème depuis que les Américains achètent leur bois en Europe à un prix bien plus élevé que le marché. Les fournisseurs français se retrouvent alors sans stock et les prix augmentent. 

L’Etat a accompagné ces entreprises puisque la FFB était parvenue à négocier un gel des pénalités de retard afin de ne pas plonger les entreprises dans une situation trop difficile à surmonter. Aujourd’hui encore, la FFB demande à l’Etat de renouveler ses mesures adoptées l’année dernière tout en essayant de contenir le marché des matières premières. 

Finalement, les répercussions pourraient être supportées par les acheteurs puisque les prix vont nécessairement augmenter.