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Investissement locatif : bientôt la fin du Pinel ?

Mise en ligne le 20/08/2018 à 09:57
Investissement locatif : bientôt la fin du Pinel ?

Dispositif de défiscalisation lié à un investissement locatif, le Pinel, a déjà connu de grands changements au début de l’année 2018 avec l’arrivée du projet de loi « habitat, mobilité, logement » votée à la fin de l’année 2017. Pourtant reconduit jusqu’en Décembre 2021, soit pour 4 années supplémentaires, le Pinel reste contesté par certains acteurs du marché.

Le dispositif permet, en contrepartie de la mise en location d’un bien immobilier pour une durée de 6, 9 ou 12 ans, une réduction d’impôts sur le revenu de 12, 18 ou 21 %, dans des zones où la demande est plus élevée que l’offre (A, Abis, B, B2 et C). L’Etat a donc décidé de revoir ses zones d’éligibilité, et l’a recentré seulement sur les zones où la demande est la plus forte.

Cette aide controversée par différentes parties, pourrait voir, à termes, son recours définitivement supprimé, face aux coûts importants qu’elle engendre.

La Cour des comptes à elle, exprimé son avis concernant le Pinel, concluant qu’il serait préférable de sortir de ces incitations à l’investissement immobilier mises en place depuis quelques années. De ce point de vue, les dispositifs de défiscalisation sont trop coûteux, et parfois même inefficaces. En effet, la prolongation sur 4 ans d’une telle aide pourrait engendrer 7,4 milliards de dépenses supplémentaires, et ce, même après avoir été recentrée sur les zones où la demande reste la plus accrue, comme en région Parisienne par exemple.

Autre argument émis par la Cour des comptes, le niveau de revenus des ménages ayant recours au Pinel pour amortir le financement de leur bien par le biais d’un prêt immobilier. Pour la plupart, il s’agit de particuliers dont les revenus sont relativement élevés : entre 27 000 et 71 000 € par an, voire même plus, pour certains.

Enfin, pour cet acteur de l’économie Française, il est bien moins onéreux de financer un logement social par le biais d’un prêt locatif social (PLS), ou encore un bien financé grâce à un crédit locatif d’intégration aidé, dont les durées de location s’étalent sur près de 40 ans, contre 12 ans tout au plus, pour un bien financé grâce au dispositif Pinel.

Reste maintenant à savoir si ce dispositif de défiscalisation perdurera dans les années à venir. Pour le moment, rien n’est moins sûr.